Édition 21

Infolettre - Novembre 2020

Quelques changements dans l’équipe du BAFF

C’est le moment de mettre à jour votre carnet d’adresses! 

  • Anne Marie Gagné est de retour de congé de maternité et a repris son poste de Coordonnatrice, communication, marketing et recrutement. Vous pouvez la joindre dès maintenant à l’adresse baff_comm@sfu.ca.

  • Sandie Lafleur, qui occupait le poste d’Anne Marie dans la dernière année, a quant à elle repris son rôle de Coordonnatrice, recrutement et vie étudiante et est joignable à frecruit@sfu.ca.

  • Laurence Gagnon, qui était en charge du recrutement et de la vie étudiante depuis novembre 2019, demeure aussi avec l’équipe du BAFF, puisqu’elle vient tout juste d’obtenir le poste de Coordonnatrice, administration et événements. Laurence sera notamment en charge d’organiser la prochaine édition du Printemps de la francophonie! Vous pourrez la joindre à partir du 23 novembre au offa_coor@sfu.ca.

 

Pour un portrait complet de l’équipe en place au BAFF, visitez la section NOUS JOINDRE de notre site Internet.

Une étudiante du Département de français de SFU termine ses études lors d’un échange international en début de pandémie de la COVID-19

Victoria Chua, étudiante au Département de français à SFU, était à finaliser ses cours menant à l’obtention son baccalauréat en arts à Strasbourg, en France, lorsque la pandémie de COVID-19 a commencé, se propageant rapidement dans le monde entier en mars dernier. 

Alors que la pandémie s’intensifiait et qu’une pénurie de désinfectants et de masques régnait dans les magasins de Strasbourg, Victoria a été inondée d’informations et de nouvelles liées au coronavirus de la part de sa famille et de ses amis, des médias et des gouvernements de la France et du Canada. Sa mère qui vit en Malaisie était en contact avec elle tous les jours pour voir comment la situation se déroulait, et ses frères et sœurs à Vancouver faisaient de même, se demandant si et quand Victoria serait en mesure de prendre un vol pour revenir au Canada.

« C’était flou, mais je me suis simplement concentrée sur une journée à la fois », dit-elle. 

Résolue à ne pas paniquer, elle est restée calme et a pris des décisions éclairées fondées sur ce que disait l’Organisation mondiale de la santé et les Centres de contrôle des maladies en France et au Canada. Elle a continué à suivre ses cours et à terminer ses travaux, mais lorsque ses cours ont basculé en mode virtuel vers la fin du mois de mars, elle a décidé de rentrer chez elle. 

« C’était une décision difficile, » dit-elle. « À ce moment-là, personne ne savait vraiment combien de temps tout cela allait durer. Il était possible que cela ralentisse au bout de quelques semaines, ou de quelques mois, ou au bout d’un an ou plus, comme certains commençaient à entrevoir. Je voulais tirer avantage au maximum de mon séjour en France, mais les frontières commençaient à fermer. Je commençais à me demander comment je pourrais m’occuper de moi-même ou aider mes proches si j’étais coincée en France. Je savais que j’avais une bonne assurance maladie ici en Colombie-Britannique, ainsi que de la famille et que nous pourrions nous soutenir mutuellement si l’un de nous tombait malade. » 

Ce fut un étrange retour pour Victoria ; une inquiétante accalmie régnait quand elle est rentrée à la maison. Elle avait déjà décidé de ne pas retourner au travail à son poste de vendeuse dans un magasin et, malheureusement, bon nombre des postes habituels de bénévole qu’elle espérait occuper (programmes parascolaires et camps d’été, par exemple) ont été annulés. Après sa période d’auto-isolement de 14 jours à la maison, elle s’est mise à chercher des occasions de mettre en pratique ses compétences linguistiques en français. Elle a obtenu un poste auprès d’enfants d’âge préscolaire dans un centre communautaire francophone et en a accepté un autre avec le collège à but non lucratif Frontier College, dans le domaine de l’alphabétisation auprès des communautés de la Colombie-Britannique.

Elle est heureuse de pouvoir mettre en pratique les compétences qu’elle a acquises grâce à son diplôme de français et vise maintenant à devenir enseignante au primaire en immersion française. Cependant, Victoria Chua n’a pas toujours eu autant confiance en ses compétences orales en français. L’anglais est sa langue maternelle et elle a également étudié le malais et le français dans une école internationale en Malaisie avant de venir étudier à l’Université Simon Fraser en 2015. Au départ, elle était un peu intimidée par les cours de français de niveau universitaire, dit-elle, même s’il s’agissait de cours au choix, mais son amour de la langue a rejailli, ce qui lui a donné la force de persévérer. L’un des faits saillants de ses premiers trimestres à l’Université Simon Fraser a été un cours de niveau 200 en art dramatique avec la professeure de français Catherine Black. 

« Professeure Black m’a vraiment permis de repousser mes limites et de bâtir ma confiance, » dit Victoria Chua. « J’étais tellement gênée de parler devant mes pairs, mais son style était absolument stimulant. On n’avait pas d’autre choix que de continuer. Elle m’a sortie de ma zone de confort, ce qui m’a aidée à m’améliorer autant. »    

Elle dit que c’est l’une des choses les plus précieuses qu’elle a apprises pendant qu’elle était à l’Université Simon Fraser : « oser et ne pas avoir peur de faire des erreurs ».

« Il est tout aussi important de ne pas trop se comparer aux autres, » dit-elle. « Sinon, on n’acquiert pas la confiance que l’on mérite et on ne s’améliore pas. »  

Bien qu’elle était très timide au début de ses études, Victoria dit que l’encouragement de longue haleine venant de ses professeurs et de ses pairs l’a finalement fait sortir de sa coquille : « Il suffit de se faire confiance et de les faire nos erreurs, parce que c’est comme ça qu’on s’améliore! » 

 Que souhaite-t-elle ajouter de plus comme paroles de sagesse aux nouveaux étudiants? «Mettez toujours votre bien-être personnel en priorité! Ayez confiance que tout se passe comme il se doit, et ne vous en faites pas avec les petits détails!» 

MONICA TANG - D’apprenant à enseignant : L’identité L2 des enseignants en contexte d’immersion française

Monica Tang vient tout juste d’obtenir son Doctorat à la Faculté d’éducation de SFU. Dans sa thèse, elle examine la construction identitaire d’enseignants de français pour qui le français n’est pas une langue dominante en Colombie-Britannique (Canada). Elle analyse plus spécifiquement les dynamiques interactionnelles vécues par des enseignants de français au cours de leur propre apprentissage du français jusqu’à leur situation actuelle en tant que professionnels du français langue seconde.

L’Association canadienne des professionnels de l’immersion – ACPI (dont Monica vient tout juste d’être élue représentante de la Colombie-Britannique) offre à ses membres un résumé en cinq questions de cette thèse dont le sujet est très actuel pour les enseignants. L’une des questions :

Quel rôle joue l'accès à une communauté dans la construction identitaire?

Norton (2000/2013) explique que pour qu'un apprenant en langue puisse investir dans son développement linguistique continu, il doit sentir qu'il a accès à une certaine communauté. Dans le cas des enseignants de français en Colombie-Britannique, ils peuvent avoir l'impression que cette communauté est principalement composée de locuteurs "natifs" ou de francophones, et que des personnes comme eux (qui ont appris le français à l'école), ne sont pas des membres légitimes de cette communauté professionnelle. À bien des égards, ils peuvent se sentir exclus et non qualifiés en tant que membres de ce groupe, alors qu'en réalité, les enseignants pour qui le français est une langue additionnelle en C.-B. forment la majorité de la population des enseignants de français (Lapkin, MacFarlane et Vandergrift, 2006).

Cela met également de l’avant à quel point les enseignants pour lesquels le français est une langue dominante peuvent involontairement détenir un pouvoir disproportionné au sein de la communauté professionnelle.

Comme première étape vers le changement de cette perspective selon laquelle seuls les francophones ou les quasi "locuteurs natifs" peuvent être des membres légitimes de la communauté professionnelle de l'enseignement du français, il faut que les enseignants (francophones et non francophones) s'engagent dans une réflexion personnelle. Ils doivent remettre en question ces hypothèses communément admises, de préférence dans le contexte de communautés professionnelles inclusives.

Bien que les communautés professionnelles existent sous de nombreuses formes (groupes sur les médias sociaux, événements de développement professionnel, programmes d'études supérieures, etc.), ce qui les rend inclusives est la mention explicite que leurs membres sont autorisés à choisir quand ils préfèrent utiliser l'anglais ou le français.

Dans certaines communautés professionnelles, il peut y avoir une règle non-écrite, selon laquelle le français est la seule langue de communication légitime. Et lorsque l'anglais est utilisé, ces locuteurs peuvent être considérés comme des exclus. Pourtant, ils peuvent être des professeurs de français passionnés, engagés et travailleurs qui, en raison de cette dynamique, ont moins accès au soutien dont ils ont besoin.

Pour l'instant, ce sont des sujets inconfortables qui peuvent diviser notre communauté professionnelle. Mais ils doivent être mis en avant pour un dialogue ouvert si nous valorisons le bilinguisme.

Vous aimeriez lire l’article complet ? Abonnez-vous à l’Espace membre de l’ACPI ici :

https://membre.acpi.ca/inscription/

Pour consulter la thèse de doctorat originale dans son intégralité : http://summit.sfu.ca/item/20402

 

Des webinaires hebdomadaires sur les options en français à SFU

Vous aimeriez en savoir plus sur les options de cours et programmes de 1er cycle offerts en français à SFU ? 

Chaque mercredi de 16h à 17h, l’équipe du BAFF présente des séances d’information à ce sujet. Ces séances sont ouvertes à tout le monde et abordent l’offre de SFU en français, les bourses d’études, les critères d’admission, les dates importantes, les avantages du bilinguisme et plus.

Que vous soyez un étudiant potentiel, un parent, un enseignant, un conseiller en orientation ou une personne qui souhaite simplement s’informer sur les options d’études postsecondaires en français, joignez-vous à nous en ligne!

Le BAFF devient membre de soutien de la FFCB

Les membres de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) ont officiellement approuvé l’adhésion du Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF) de SFU comme membre de soutien, lors de leur AGA du 7 novembre dernier.

Cette nouvelle vient renforcer le rôle de leadership que jouait déjà le BAFF auprès de la communauté francophone, en développant notamment de nombreux partenariats avec les organismes comme le Conseil jeunesse francophone, Réso-Santé, Le Relais francophone et plusieurs autres. L’adhésion du BAFF comme membre de soutien de la FFCB s’inscrit aussi dans la vision de SFU, qui est d’être une université au cœur des communautés.

Rappelons que le Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF) a vu le jour grâce à la mobilisation et à la solidarité de nombreux intervenants issus des milieux communautaires, universitaires et gouvernementaux intéressés par un projet commun : développer l’accès aux études postsecondaires en français en Colombie-Britannique.

L’existence du BAFF est le résultat de longues et fructueuses démarches qui ont suivi la création du premier Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) en 1995. Il est, depuis, devenu le carrefour de l’éducation postsecondaire en français en C.-B. Pour en savoir plus au sujet de la FFCB : https://www.ffcb.ca/

Pour découvrir ou redécouvrir l’histoire du BAFF : http://www.sfu.ca/baff-offa/fr/au-sujet/histoire.html