Édition 17

Infolettre - automne 2019

Une fête de la rentrée à saveur 15e anniversaire

Le 20 septembre dernier, le Bureau des affaires francophones et francophiles a eu le plaisir de lancer les festivités de son 15e anniversaire avec les étudiant·e·s, les collègues et membres de la communauté qui sont impliqué·e·s dans les programmes, les cours et les services offerts en français à SFU.

La Fête de la rentrée s’est déroulée à UniverCity Townsquare, au campus de Burnaby. L’équipe de Radio-Canada était sur place pour lancer sa saison automnale et célébrer les 15 ans du BAFF. Les organisateurs des Jeux de la francophonie canadienne sont également venus à la rencontre des étudiants de SFU pour les inviter à s’impliquer dans leur bel événement national qui aura lieu à Victoria en juillet 2020.

Vous pouvez consulter les photos de l’événement ici. Merci à notre photographe, Célia Saunier, étudiante au French Cohort Program en affaires publiques et internationales.

Ouverture des inscriptions pour la Maîtrise en éducation (en ligne)

C’est ce vendredi 1er novembre qu’ouvrent les inscriptions pour la Maîtrise en éducation “Enseigner et apprendre en français en contexte de diversité”. Ce programme de 2 ans à temps partiel, adapté pour les enseignants qui travaillent à temps complet, débutera en septembre 2020 et sera offert entièrement en ligne.

NOUVEAUTÉ CETTE ANNÉE : les personnes qui s’inscrivent avant le 31 janvier 2020 seront éligibles à l’une des bourses de 1000 $ offertes par le BAFF, en plus des autres bourses (allant jusqu’à 5000 $) pour les enseignants certifiés.

Des séances d’information seront offertes les 5, 13 et 21 novembre prochain. Consultez le site Internet pour connaître tous les détails et pour faire partie de notre prochaine cohorte pancanadienne !

Deux journées consacrées à la recherche sur la francophonie en Colombie-Britannique

Le 4 et 5 octobre dernier a eu lieu, sur le campus de Burnaby de l’Université Simon Fraser (SFU), le Symposium sur la francophonie en Colombie-Britannique. Cet événement, organisé dans le cadre du 15e anniversaire du Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF), a regroupé 13 intervenants parmi lesquels des experts de la francophonie en C.-B., des professeurs exerçant dans huit universités canadiennes, ainsi que deux témoins privilégiés de l’évolution de la recherche en français concernant la province.

Lors de ces deux journées d’événements, les discussions ont eu lieu sous la forme de six panels abordant des thèmes tels que le nouveau programme d’études en Colombie-Britannique ; les espaces francophones ; les identités, la pluralité et les francophonies en C.-B. ; l’histoire et les droits linguistiques ainsi que l’apprentissage et les usages du français. Un panel a également été dédié à la création du BAFF, racontant le parcours des acteurs clés qui ont contribué au développement de l’offre d’études postsecondaires en français en Colombie-Britannique et plus particulièrement à SFU.

« Nous désirions profiter de ce 15e anniversaire pour réunir un groupe d’experts provenant de la communauté francophone et universitaire pancanadienne pour dresser un portrait multifacette de la situation du français en Colombie-Britannique », mentionne Gino LeBlanc, directeur du BAFF.

Le comité organisateur du Symposium avait aussi pour objectif de mettre la recherche au service de la communauté. « C’était important pour nous de partager les connaissances issues de la recherche avec différents acteurs de la communauté afin qu’ils se les approprient et les transposer en solutions concrètes face aux défis qu’ils rencontrent », affirme Rémi Léger, professeur au Département de science politique de SFU et membre du comité organisateur.

Diane Dagenais, professeure à la Faculté d’éducation de SFU qui, lors du Symposium, agissait à titre de témoin privilégié de l’évolution de la recherche en français en Colombie-Britannique, remercie le BAFF d’avoir mis à l’honneur la recherche « puisqu’elle est essentielle pour comprendre et réfléchir sur une réalité particulière à notre province ».

Les fruits des recherches et des discussions ayant eu lieu dans le cadre du Symposium seront regroupés dans un ouvrage publié au cours de l’année 2020 aux Presses de l’Université Laval. Des capsules vidéo présentant les aires de recherche de plusieurs des intervenants seront également disponibles dans les prochaines semaines sur le site du Bureau des affaires francophones et francophiles : www.sfu.ca/baff-offa

Le BAFF œuvre depuis 2004 à la coordination, à la promotion et au soutien du développement de programmes et de cours offerts en langue française à SFU. Il a aussi pour mandat d’organiser des activités scientifiques et culturelles auprès de la communauté pour stimuler le rayonnement d’une francophonie plurielle et inclusive.

Liste des membres du comité organisateur du Symposium sur la francophonie en Colombie-Britannique :

Geneviève Brisson, professeure adjointe, Faculté d’éducation, SFU
Christian Guilbault, professeur agrégé, Département de français, SFU
Gino LeBlanc, directeur, Bureau des affaires francophones et francophiles, SFU
Rémi Léger, professeur agrégé, Département de science politique, SFU

Un programme bilingue amène Cory Henderson à entrevoir une nouvelle perspective sur la politique

Cory Henderson s'intéresse à la politique depuis son jeune âge. Elle était en 10e année dans le programme d'immersion française lorsqu'un représentant du French Cohort Program (FCP) de l'Université Simon Fraser (SFU) s’est rendu à son école de Penticton, en Colombie-Britannique.

Après avoir écouté sa présentation, Cory était tellement certaine que SFU était parfaite pour elle qu'elle n'a postulé qu’à cette université. À l’été 2019, Cory a obtenu un diplôme du FCP, dans le programme bilingue en affaires publiques et internationales, avec une majeure en science politique (avec distinction) et une mineure prolongée en français. De nombreux facteurs ont concouru à ce qu’elle atteigne ce niveau, mais le plus important était le sentiment d’appartenance à la communauté de SFU. Son parcours universitaire a été exigeant, mais elle y a trouvé le soutien dont elle avait besoin.

« Dans le French Cohort Program, j’ai suivi la plupart de mes cours avec les mêmes camarades d’études », dit Cory. « Mes liens sociaux et scolaires ont joué un rôle important dans ma réussite. »

En plus des camarades d’études, la communauté du FCP est composée de professeurs, d’étudiants plus âgés et de membres du Bureau des affaires francophones et francophiles; chacun apportant un précieux soutien dans ce programme qui est principalement enseigné en français.

C’est à la troisième année du programme que Cory a participé à un échange étudiant avec Science Po Paris, sur le campus de Reims, où elle a suivi des cours variés, de l'histoire de la Syrie, en passant par la théorie critique de la race (Critical Race Theory), jusqu’à la philosophie du multiculturalisme. Les attentes sur le plan des études étaient élevées, d’autant plus que Cory était l'une des seules étudiantes dont la langue maternelle n'était pas le français.

« Ce fut une année très exigeante sur le plan scolaire, mais en fin de compte, cela m’a permis d’adopter une nouvelle perspective sur la façon dont je vois la politique canadienne », dit Cory. « Ces défis ont contribué de façon cruciale à mon développement en tant qu'étudiante, apprenti chercheuse et comme personne. »

L'une des principales caractéristiques du FCP est qu'il permet aux élèves de mettre en pratique leurs apprentissages, grâce à des projets communautaires pratiques et des possibilités d'emplois bilingues. Dans le cadre du programme Co-op de SFU, Cory a occupé un poste d’adjointe à la recherche au ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) à la Direction de la gestion et de la résolution des litiges. Cory a constaté que ses compétences linguistiques en français ont pu facilement être mises en oeuvre, aiguisant ses compétences de recherche qualitative en rédigeant des rapports de cas. À la fin de son mandat au programme Co-op, Cory était convaincue de vouloir poursuivre sa carrière dans la fonction publique fédérale.

« J'étais très heureuse d'avoir vécu cette expérience professionnelle, parce que je n'ai jamais voulu que mon diplôme soit uniquement le fruit de mon rendement scolaire », dit Cory. « Je voulais qu'il soit également enrichi par des connaissances apprises sur le terrain. »

Cory reconnaît la valeur de son expérience dans le Political Science Capstone Honours Program qui l’a propulsée sur sa trajectoire actuelle et qui constitue son plus grand succès à SFU, bien que son emploi à la Co-op, de même que d'autres expériences de travail et de bénévolat lui aient permis de réaliser des apprentissages très précieux.

« J'ai appris que la vie doit être multidimensionnelle et que prendre des pauses est chose permise », dit Cory. « Ce n'est pas un message qui est couramment véhiculé dans le monde universitaire ou dans le monde en général; c’est pourquoi je suis reconnaissante d'avoir appris cela dès le début de mon parcours à l'université. »

Durant le programme de maîtrise accélérée, Cory a suivi des cours de maîtrise en science politique crédités au premier et au deuxième cycle, ce qui lui permettra de terminer sa maîtrise en moins de temps que le cheminement habituel.

« Suivre des cours de deuxième cycle a été une expérience inestimable, car cela m'a donné plus d'occasions de faire connaissance avec des professeurs en dehors du French Cohort Program et de rencontrer d'autres étudiants inscrits à la maîtrise », dit Cory. « C'est ce qui m'a convaincue de poursuivre ma maîtrise, et ce, à SFU. Je voulais maintenir les liens que j'avais avec les professeurs de SFU et j'avais l'impression que la recherche que je voulais mener n'était pas encore terminée. »

Pour sa maîtrise en science politique, commencée à l'automne 2019, Cory a reçu la Bourse d'études supérieures du Canada Joseph-Armand Bombardier du Conseil de recherches en sciences humaines. Ses recherches porteront sur les différences sexospécifiques et racialisées dans la couverture médiatique des candidats pendant les campagnes électorales fédérales canadiennes.