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Édition 18

Infolettre - hiver 2020

15e anniversaire du BAFF – Retour sur la carrière de Claire Trépanier

L'intérêt de Claire Trépanier pour les langues a pris naissance à un très jeune âge. À trois ans, elle a appris le langage des signes afin de pouvoir communiquer avec sa sœur aînée qui avait perdu l'ouïe après avoir contracté la coqueluche. À l’école secondaire, Claire a appris le grec, le latin et l'espagnol.

L'automne dernier, elle a pris sa retraite après 26 ans de service à l'Université Simon Fraser (SFU), d'abord comme chargée de cours chevronnée au département de français, puis comme directrice du Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF).

Elle n’avait que 18 ans lorsqu'elle est arrivée à Vancouver dans l'une des premières cohortes du programme Explore du gouvernement fédéral qui offrait des bourses aux étudiants francophones pour qu'ils apprennent l'anglais dans une région anglophone du pays, et l'inverse aux étudiants anglophones.

« Séjourner à Vancouver au début des années 1970 a été une expérience très enrichissante et formatrice », dit-elle. « C'est ce qui sous-tend un programme d'échange. Vous étudiez une autre langue, en plus de vivre dans cette même autre langue. »

Après avoir terminé ses études en linguistique française et en enseignement d’une langue seconde ou étrangère, Claire a commencé sa carrière en enseignement à l'Université Laval en 1977, puis à l'Université Concordia et au Collège Glendon de l'Université York, avant de venir à l'Université Simon Fraser en 1993, en tant que chargée de cours au département de français.

À SFU, elle a contribué à inaugurer l'ère de l'apprentissage des langues assisté par ordinateur (ALAO) qui a fait passer l'enseignement d'une approche structurelle (« répétez après moi... ») à une approche communicative appuyée par des documents authentiques et l'apprentissage en contexte réel et assisté par ordinateur.

Lorsqu'elle a été promue de l'enseignement à l'administration en tant que directrice adjointe du BAFF en 2004, son expérience dans le programme Explore l’a inspirée pour mettre sur pied un nouveau programme d'échange en France et en Belgique pour les étudiants du French Cohort Program en affaires publiques et internationales. À une époque où l'université fermait bon nombre de ses programmes d’échange, Claire Trépanier avait l'appui des échelons supérieurs administratifs, ce qui a permis à l’initiative de prendre son envol.

« Lorsque le recteur Andrew Petter a mis de l’avant son approche d'engagement communautaire, le BAFF était déjà en train d'établir des liens avec la communauté francophone de la Colombie-Britannique et de partout au Canada », explique Mme Trépanier. Afin d’orienter le BAFF et d’assurer un financement suffisant aux programmes en français, il a fallu déployer beaucoup d’efforts en matière de relations publiques à Ottawa, au fil des gouvernements et des priorités qui changeaient. Grâce à ses compétences mises à contribution auprès des ministres et des ministères fédéraux, Mme Trépanier a fait en sorte que SFU devienne un chef de file dans le domaine de l’éducation postsecondaire en français, non seulement en Colombie-Britannique, mais partout au Canada. Elle a même permis à SFU de devenir membre de l'Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC).

« Dans un milieu linguistique minoritaire, on fait son travail en espérant que les graines qu’on sème ici et là fleuriront », dit Mme Trépanier. « J’en constate les résultats concrets lorsque des étudiants issus de l’enseignement en français montent sur scène pour obtenir leur diplôme à la collation des grades. C'est un moment vraiment important pour moi. »

En 2018, Claire Trépanier s’est vu remettre l’insigne de Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques du gouvernement français en reconnaissance de sa contribution aux programmes en langue française à SFU et des liens que l'université a tissés avec les communautés francophones de la Colombie-Britannique, du Canada et à l'échelle mondiale.

« J'ai dédié ce prix aux enfants comme ma petite-fille de trois ans qui est dans un centre de la petite enfance francophone en Colombie-Britannique », dit-elle. « J'espère que ces enfants, comme elle, pourront faire des études primaires, secondaires et postsecondaires en français avec la possibilité de voir le monde et d'étudier à l'étranger, puis de revenir au pays afin de contribuer à la société canadienne. »

Nouvelle adaptée à partir de l'article de la Faculté des lettres et sciences sociales: https://www.sfu.ca/fass/news/2020/01/claire-trepanier-secures-sfus-place-in-canadas-francophone-academia.html

SFU bien représentée lors du 2e Sommet sur la transmission linguistique en C.-B.

Le 25 janvier dernier, des francophones de partout en Colombie-Britannique se sont réunis pour échanger des idées sur la transmission de la langue française. Quelque 15 mois après la tenue du premier sommet consacré à ce thème vital, plus de 150 intervenants et intervenantes, dont une quinzaine de SFU (étudiants et membres du personnel), ont pu prendre part aux discussions et participer à l’élaboration d’actions concrètes pour assurer la vitalité et la pérennité de la communauté francophone.

La journée a débuté avec une allocution M. Raymond Théberge, commissaire aux langues officielles du Canada. Les participants ont ensuite eu la chance d’entendre une conférence de Suzanne Robillard, doctorante en sociolinguistique à l’Université d’Ottawa, ainsi que des présentations offertes par Maurice Guibord (Société historique francophone de la Colombie-Britannique) et Frédéric Dupré (Centre de leadership et d’évaluation (CLÉ)).

Ces différentes interventions visaient à inspirer et à nourrir l’interaction pour les ateliers de l’après-midi, abordant la construction identitaire, l’inclusion et la diversité, ainsi que le développement de projets collectifs porteurs.

La journée s’est terminée par une activité de karaoké animée par la dynamique équipe des Jeux de la francophonie canadienne.

Tout comme le précédent sommet, le Sommet 2020 résulte de la collaboration de neuf organismes francophones : la Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique, la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique, la Société de développement économique de la Colombie-Britannique, le Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique, le Conseil culturel et artistique de la Colombie-Britannique, l’Assemblée francophone des retraité(e)s et aîné(e)s de la Colombie-Britannique, Réseau-Femmes Colombie-Britannique, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, et le Bureau des affaires francophones et francophiles de l’Université Simon Fraser.

Pour en savoir plus sur l’événement, visitez : www.sommetCB.ca

SFU et le stage pratique de l’OTAN donnent à Marina Bishara une meilleure compréhension des relations internationales

Marina Bishara sera bientôt diplômée de l'Université Simon Fraser (SFU). Étudiante de dernière année, réalisant une majeure en science politique (Honours) avec une mineure prolongée en français, elle pose un regard sur son expérience universitaire et au-delà de celle-ci.

« L'expérience et les connaissances que j'ai acquises tout au long de mon parcours à SFU sont inestimables », dit Marina. « On m'a fourni toutes les ressources dont j'avais besoin, du soutien linguistique du Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF) au mentorat de mes instructeurs. »

Après avoir terminé ses études secondaires, c’est sans hésitation qu’elle a choisi SFU, motivée par son intérêt pour le French Cohort Program ainsi que par l'approche pratique et moderne au département de science politique.

« SFU est la seule université de l'Ouest canadien où l'on peut étudier la science politique en français », dit-elle. « Le fait d'être dans un pays bilingue, d'avoir étudié dans les deux langues officielles me procure un énorme avantage sur le marché du travail. »

C’est en étudiant la science politique que Mme Bishara s'est intéressée aux relations internationales. Cela l’a amenée à participer au programme de simulation de l’OTAN et à son stage pratique qu'elle considère comme sa meilleure expérience au premier cycle. Ce programme de sept semaines de SFU, réalisé en collaboration avec le NATO Defense College à Rome et la délégation canadienne à l’OTAN, offre aux étudiants une expérience concrète des relations internationales. Ces derniers se rendent également à Ottawa, en Belgique, en Lettonie et en Italie, où ils rencontrent des diplomates et des militaires.

« J'ai eu l'occasion de discuter et de recevoir des formations avec des experts de renommée internationale dans le domaine des affaires internationales, tant au Canada qu'à l'étranger, explique Marina. « J'ai pu avoir un aperçu des relations que le Canada entretient avec ses alliés de l'Atlantique Nord, ainsi que de son rôle dans le monde. »

Cette expérience lui a permis de mieux comprendre les relations internationales et a contribué au développement de sa pensée critique. Cela l'a également encouragée à explorer différentes perspectives de carrière après avoir vu des diplomates, des bureaucrates, des avocats et d'autres professionnels à l'œuvre.

À la fin de son stage pratique, Marina Bishara a été nommée stagiaire d’un semestre comme chercheuse au Defense College Foundation de l'OTAN à Rome, où elle a publié un article avant de reprendre ses études à SFU. Elle garde un bon souvenir de ce temps passé en stage pratique de l’OTAN et à SFU.

« Je peux dire fièrement que j'ai tissé de nombreuses amitiés précieuses et que je garde d’inoubliables souvenirs de mon passage ici », dit-elle. « J'ai notamment passé du temps à l'étranger avec un incroyable groupe d'étudiants brillants et enthousiastes qui sont devenus plus tard mes meilleurs amis. »

Nouvelle adaptée à partir de l'article de la Faculté des lettres et sciences sociales: https://www.sfu.ca/politics/news-events/news/2020/sfu-and-nato-field-school-give-marina-bishara-a-deeper-understan.html

Un nouveau visage dans l’équipe des communications du BAFF

Si vous êtes passés par le BAFF dernièrement, vous avez sans doute remarqué un nouveau sourire dans le bureau des communications - Il s’agit de Laurence Gagnon, qui s’est jointe à l’équipe pour un contrat d’un an, à titre de coordonnatrice, recrutement et vie étudiante.

Elle occupe ces fonctions pendant que Sandie Lafleur remplace Anne Marie Gagné (en congé de maternité) au poste de coordonnatrice, communication, marketing et recrutement.

Détentrice d’un diplôme en Arts et technologie des médias et d’un baccalauréat en communication, Laurence nous arrive de Montréal avec une énergie contagieuse et de nombreuses expériences académiques et professionnelles en lien avec ses fonctions au BAFF.

Elle a notamment participé à des échanges en Belgique et au Danemark dans le cadre de ses études, et elle complète présentement une Maîtrise en communication (à distance) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Elle a aussi occupé différents emplois dans le domaine des communications et de la gestion de projet, dont deux contrats avec l’équipe du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique. Elle connaît donc bien la communauté francophone de la C.-B. et se réjouit de faire maintenant partie de l’équipe du BAFF!

Sandie / Laurence - Qui contacter selon vos besoins ?

Sandie est en charge de tout ce qui touche les communications et le marketing :

  • Développement de matériel promotionnel
  • Demandes de partenariats
  • Relations publiques / relations médias
  • Publicité

Coordonnées : baff_comm@sfu.ca / 778 782-7645

Laurence se concentre davantage sur le recrutement étudiant et la vie étudiante :

  • Visites dans les écoles secondaires
  • Accueil de groupes scolaires sur le campus de SFU
  • Développement de nouvelles initiatives liées à la vie étudiante
  • Gestion des médias sociaux du BAFF

Coordonnées : frecruit@sfu.ca / 778 782-7643

Nouveaux ateliers – Science en action

La Faculté des sciences de SFU a récemment développé une toute nouvelle série d’ateliers

«Science en Action», qui seront offerts du 18 février au 13 mars sur le campus de SFU Burnaby.

Ces ateliers scientifiques offerts EN FRANÇAIS se déroulent pendant les heures de classes régulières et sont spécialement développées pour les élèves de 8e à 12e année.

Ils sont offerts par des professeurs et étudiants aux cycles supérieurs à la Faculté des sciences.

Les places sont limitées et seront attribuées selon le principe "premier arrivé, premier servi".

Nous invitons donc les enseignants à inscrire leurs groupes le plus rapidement possible.

Pour inscrire un groupe ou pour toute question relative à la programmation, veuillez communiquer avec science_outreach@sfu.ca (en anglais) pour obtenir tous les détails.

Prenez note que le groupe doit être d'au moins 20 élèves.

Consultez la programmation détaillée.